Archive for Luttes

Soutenons les Goodyear

Pour la première fois depuis un demi-siècle un gouvernement a demandé que soient requises des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participé avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

Goodyear

Comme vous le savez, il y a quelques jours, d’anciens salariés de Goodyear ont été condamnés à 24 mois de prison dont neuf fermes à la demande du Procureur de la République, représentant de l’État et ce alors même que les poursuites étaient abandonnées contre eux.

Contre cette justice de classe, une pétition a recueilli plus de 120 000 signatures en quelques jours.

Nous vous invitons à la signer ici

Aidons les camarades de Goodyear dans leur soutien. Faites signer la pétition que vous trouverez ici en pièce jointe puis reportez les signatures sur la pétition en ligne. Prenez symboliquement les places de vos quartiers, faites du porte à porte, ou sur les marchés.

Élu pour un tout autre programme, le gouvernement impose son coup d’état permanent. Pour empêcher toute contestation, les salariés et les citoyens sont violemment réprimés. Toutes et tous, nous savons que cette répression prépare les coups suivants, et notamment les attaques du Code du Travail.

Soutenons les travailleurs de Goodyear !

Comité du Parti de Gauche des Lilas et du Pré Saint Gervais

Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance.

La semaine dernière, comme partout en France, les mesures de carte scolaire ont été publiées. Le nombre de fermetures de classes dans les écoles maternelles et primaires est inédit.

La politique d’austérité du gouvernement est flagrante. Si le ministère de l’Education Nationale argumente en expliquant que les fermetures de classes sont avant tout motivées par une baisse de la population, cet argument ne fonctionne pas : le département de Seine-Saint-Denis verra l’an prochain la création de 126 classes, mais il en subira également la fermeture de 51. C’est particulièrement le cas de deux classes (une maternelle et une élémentaire) aux Lilas et d’une classe en école élémentaire au Pré saint-Gervais, alors que la population scolaire augmente dans les deux villes.

Dans le secondaire, le collège J.J. Rousseau du Pré Saint-Gervais perdra également deux classes de sixième l’an prochain, alors que ses effectifs ne diminuent pas. De ce fait, les élèves gervaisiens et lilasiens seront donc plus nombreux par classe, ce qui ne peut que nuire à leurs apprentissages. Il s’agit bien d’une réduction de l’offre de service public motivé par une logique austéritaire.

Il est urgent de se mobiliser toutes et tous : la politique libérale menée au plus haut niveau de l’Europe a des incidences sur nos vies quotidiennes et nuit à nos enfants. Il n’est rien d’inéluctable, ces décisions ne sont que politiques, mobilisons-nous !

Une nouvelle victoire pour les salariés de RLD

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La nouvelle est tombée hier soir et elle était attendue. La Direction RégionaIe des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation du Travail et de l’Emploi a invalidé le Plan Social d’Entreprise unilatéral proposé par la direction. C’est une excellente nouvelle qui prouve que la ténacité des salariés est à nouveau récompensée, que les méthodes des patrons voyous peuvent ne pas payer lorsque les salariés se mobilisent pour leurs droits.

C’est une nouvelle victoire. Nouvelle car les salariés ont déjà accompli beaucoup en peu de temps. Ils ont résisté aux pressions lorsqu’ils ont été assignés au tribunal et sont ressortis victorieux et renforcés. Ils ont su mener une grève difficile en pleine période de fêtes de Noël. Ils ont su rester unis dans l’adversité, créer un comité de soutien très ouvert, réunissant les forces politiques locales et les citoyens, organiser une manifestation réunissant plusieurs centaines de personnes et des rassemblements permettant de faire connaitre leur lutte.

De cette force collective, ils tirent les moyens de leur victoire. Nous saluons cette décision de la DIRECCTE et appelons, aux côtés des salariés, à venir les soutenir ce samedi 14 mars à partir de 19h00 pour une soirée festive au gymnase Liberté, situé 30 boulevard de la Liberté aux Lilas.

Une marche funèbre pour les promesses non tenues

Le Parti de Gauche des Lilas et du Pré Saint Gervais s’associe au deuil des promesses non tenues par le gouvernement socialiste. Dimanche 8 il sera comme toujours aux côtés des personnels de la maternité.

Veille maternité

Communiqué du Collectif pour la défense de la maternité des Lilas.

Chronique d’une mort annoncée:

Alors que la maternité des lilas se bat depuis des années pour sa survie, il se pourrait bien que tout cela se termine par une fermeture.
Les salariés qui attendaient une réponse le 02 mars ont appris hier que le conseil d’administration avait voté la fin probable de l’établissement. Seule porte de sortie, une réponse du ministère de la santé ferme et définitive avant le 15 mars 2015.

Deux questions sont posées à la ministre de la Santé, la maternité pourra-t-elle être reconstruite comme prévu et quels seront les montants engagés par les tutelles pour financer cette reconstruction mais aussi le fonctionnement de la maternité pendant tout ce temps.

Le personnel épuisé, à bout de souffle, a du mal à accepter ce délai encore repoussé jusqu’au 15 mars. Pourtant tous et toutes sont encore debout pour défendre ce à quoi ils croient depuis toujours, l’importance d’un projet comme le leur au sein d’une politique de santé, l’importance de cet accueil pour les femmes du 93, l’importance d’une maternité de type 1 dans le paysage francilien.

Alors, ils iront jusqu’au bout, leur fin pouvant être actée lundi 16 mars 2015.

Dimanche 8 mars, journée internationale des droits des femmes, le collectif maternité des lilas organisera une veillée funèbre, pour dénoncer ce qui n’a pas lieu d’être dans la politique de santé d’un gouvernement de gauche. Marisol Touraine a toujours déclaré qu’elle soutiendrait la maternité des lilas, plus que jamais il est temps qu’elle se prononce réellement en ce sens. L’urgence pour la maternité emblématique des Lilas est réelle.

En tenue noire, la veillée funèbre du collectif pourrait bien être la dernière action d’un collectif déterminé qui, c’est certain ne laissera pas sa maternité fermer dans le silence.

 

Aux Lilas, les sales manœuvres d’un fonds vautour

La lutte sociale des travailleurs de RLD a donné lieu à un intéressant reportage de l’hebdomadaire Politis. Voici un extrait de cet article. Politis est en vente dans tous les kiosques et on peut s’abonner en ligne ici.

Extrait:

Quelques employés en blouse blanche traversent la rue des Bruyères pour rejoindre l’un des deux grands bâtiments de Régie linge développement (RLD), la blanchisserie industrielle des Lilas, en Seine-Saint-Denis. Les façades sont couvertes de tracts et de tissus accrochés aux fenêtres par les salariés, engagés dans un mouvement social qui a débuté en décembre par une semaine de grève, après l’annonce par le groupe RLD d’un projet de fermeture de l’usine.

RLD

Cible de la plupart des slogans, le « fonds vautour » Vermeer Capital Partners. C’est l’actionnaire principal de RLD, spécialisé dans l’entretien de vêtements, de linge et d’équipements d’hygiène, qui compte plus de deux mille salariés. « Le seul but de ce prédateur [devenu actionnaire principal en 2013] est d’effectuer de l’achat et de la revente de sites industriels afin d’augmenter ses profits pour distribuer des dividendes à ses actionnaires. Ne comptons pas sur [lui] pour avoir des états d’âme sur nos conditions de travail et nos emplois », assure l’intersyndicale CGT, CFDT et FO du site. Bruce Kalonji, préparateur de commandes et délégué syndical CGT, entre dans l’usine. Des centaines de bleus de travail et de blouses défilent sur des porte-manteaux mobiles. D’autres habits sont pliés dans des chariots sur roulettes et entreposés par des salariés. Les noms de grandes entreprises et d’établissements de santé apparaissent sur les pièces alignées par dizaines sur des cintres. « Ici, on traite 50 tonnes de vêtements, de draps et de tapis par an. On peut aller jusqu’à 70 tonnes. C’est une usine très rentable », expliquent le magasinier Abdel Belghache, délégué CGT, et son collègue de la CFDT, responsable hygiène. Bruce relativise : « Aujourd’hui, on tourne à 30 % de nos capacités. C’est deux heures, trois heures de travail par jour, pas plus, alors qu’on a eu plus de mille clients ! » Des machines sont arrêtées et certains salariés s’occupent comme ils peuvent. « Ils ont déplacé des clients des pôles santé sur d’autres sites, par exemple à Épinay-sous-Sénart. On est là pour être payés, mais on n’a pas de boulot. Pourtant, il y a encore quelques mois, l’usine tournait bien », se désole Josette, agent de maîtrise. « Ici, 80 % des salariés ont un salaire à peine supérieur au Smic, assurent Abdel Belghache et deux autres syndicalistes. Mais les cadres gagnent beaucoup plus, environ 5 000 euros. »

Sébastien Nkounkou, qui travaille à l’expédition, attend avec inquiétude la réponse de la direction régionale du travail, laquelle doit étudier la validité du plan social dans une quinzaine de jours : « On a créé une famille ici. On se connaît tous. Se séparer, cela fait mal au cœur. » Bisa Pavic, 63 ans, parvient à garder le sourire. Elle raconte, tout en pliant des blouses : « Je suis arrivée de Serbie en 1972. Cela fait quarante ans que je travaille aux Lilas. J’habite à côté et je n’irai pas travailler ailleurs. » Elle fait allusion au plan de sauvegarde l’emploi (PSE), qui propose une mutation à 62 salariés, 10 autres devant être licenciés. « La moitié des employés sont âgés de plus de 50 ans et un tiers ont plus de 20 ans d’ancienneté, relève Mathieu Agostini, conseiller municipal du Parti de gauche aux Lilas. Proposer une mutation sur un site très éloigné ou des primes dérisoires au déménagement revient à parler d’un plan de licenciements déguisé. » Le transfert d’activité « est envisagé sur les sites des Mureaux, du Plessis-Pâté, d’Épinay-sous-Sénart et de Châtenay-Malabry », indique l’intersyndicale. Danièle, agent de production, 38 ans « de boîte et de bons et loyaux services », ne se voit pas sur un autre site : « C’est loin. Il y a trois heures de transport. À 59 ans, ce n’est pas envisageable. » Abdel Belghache ajoute : « On ne va pas se leurrer. Regardez l’état du marché du travail aujourd’hui ! C’est quasi impossible pour nous de retrouver du boulot. » « Le PSE est très loin du minimum légal, renchérit Mathieu Agostini.»

Lire la suite de l’article sur le site de Politis

 

 

Blanchisserie RLD aux Lilas : Non à la casse sociale financée par le CICE

Cet article a été publié sur le site national du Parti de Gauche

Le site industriel de la blanchisserie des Lilas existe dans la ville depuis 90 ans. Ce site est aujourd’hui visé d’un plan de fermeture par le Fond de retournement Wermeer Capital, actionnaire principal depuis 2013. Les 72 salariés qui y travaillent sont menacés de licenciements. 46% des employés sont âgés de plus de 50 ans et 29% ont plus de 20 ans d’ancienneté. 11 personnes sont menacées de licenciements directs. Pour les autres, le Plan dit de « sauvegarde de l’emploi » leur propose une mutation sur des sites à plus de 3 heures de transports ou des primes dérisoires au déménagement. Ce sont des licenciements déguisés. D’ailleurs, le patron ne s’en cache plus. L’objectif est de liquider 150 salariés avant de se séparer du Groupe. Le patronat de l’entreprise est engagé dans une action de casse sociale.

Cette action de casse sociale est financée directement par les politiques du gouvernement.Effectivement, l’entreprise touchera au moins 4 millions d’euros de Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE). Ce cadeau fait au patronat sous prétexte d’emplois on le voit, sert en réalité à financer les licenciements. Rappelons que le site des Lilas est rentable ! Pour justifier la fermeture du site, le fond de pension a transféré les clients sur d’autres sites. Et pourtant, même avec cette politique anti-industrielle, le site reste rentable !

Les salariés de RLD avec leur intersyndicale CGT, FO, CFDT sont mobilisés depuis plusieurs semaines pour que la direction retire son projet de PSE qui vise à liquider le site et les emplois. Les salariés sont unis : toutes les organisations refusent aujourd’hui le PSE. Après une action de grève intersyndicale, le patron a fait assigner 6 salariés devant les tribunaux. Résultat ? Il s’est fait débouter. L’unité des travailleurs commence à porter ses fruits, ils sortent renforcés.

C’est ce qu’a montré la manifestation de Samedi 31 janvier aux Lilas qui a réuni plusieurs centaines de personnes à l’appel du comité de soutien.

Mathieu Agostini, conseiller municipal, prend la parole au nom du Parti de Gauche à l’arrivée de la manifestation pour soutenir les salariés de RLD.

Le Parti de Gauche, soutien depuis le début de la situation des salariés de RLD, a largement participé à cette manifestation. Le PG Les Lilas, Le Pré Saint Gervais, Romainville, Bagnolet mais aussi Paris et même du Val d’Oise étaient présents. Plus que jamais, la lutte aux côtés des salariés de la blanchisserie se poursuit.

Soutien aux travailleurs de RLD

Manifestation de soutien aux travailleurs de RLD samedi 31 à 11h aux Lilas
Le site industriel de la blanchisserie des Lilas existe dans notre ville depuis 90 ans. Ce site est aujourd’hui visé par un plan de fermeture par le Fond de retournement Wermeer Capital, actionnaire principal depuis 2013. Les 72 salariés qui y travaillent sont menacés de licenciements. 46% des employés sont âgés de plus de 50 ans et 29% ont plus de 20 ans d’ancienneté. Le patronat de l’entreprise est engagé dans une action de casse sociale. Peu importe que l’on parle d’hommes et de femmes.
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Les salariés de RLD avec leur intersyndicale CGT, FO, CFDT sont mobilisés depuis plusieurs semaines pour que la direction retire son projet de PSE qui vise à liquider le site et les emplois. Les salariés sont unis : toutes les organisations refusent aujourd’hui le PSE.
Le Comité de soutien citoyen des Lilas appelle également à rejoindre la manifestation organisée par l’Intersyndicale de RLD CGT-CFDT-FO

Samedi 31 janvier 2015 à 11 heures manifestation pour le retrait du PSE et le maintien du site de la Blanchisserie des Lilas.

Départ depuis la Blanchisserie, 42 rue des Bruyères aux Lilas.

Le Parti de Gauche solidaire des travailleurs de RLD

« Face aux patrons voyous qui profitent des cadeaux du gouvernement socialiste : le Parti de Gauche répond résistance !

RLD Les Lilas

Vendredi 5 décembre, 10h, rassemblement devant l’entreprise RLD des Lilas (42 rue des Bruyères)

Le Parti de Gauche des Lilas et du Pré appelle tou.te.s ses militant.e.s et sympathisant.e.s à participer pour soutenir la lutte des salarié.e.s »

Peut mieux faire

« Le Poing, la Rose & Les Lilas » dernière livraison nous apprend que « les Socialistes des Lilas (sont) mobilisés contre la fermeture de la blanchisserie RLD ».

 Chiche !

melenchon

Le Front de Gauche tient à leur disposition toutes les mesures que nous préconisons pour interdire les licenciements boursiers et permettre aux travailleurs de s’approprier leur outil de travail

Dommage d’ailleurs que seuls les députés EELV aient soutenu naguère notre proposition de loi.

Mais le PS des Lilas peut désormais rejoindre ses camarades militant avec nous pour une VIe République qui refondera le droit des travailleurs.

 Tou.te.s solidaires des employé.e.s de RLD !