Victoire de Syriza en Grèce : un vent d’espoir pour les peuples

La chaine de l’austérité craque en Europe, le peuple reprend le pouvoir

Dimanche, le parti grec Syriza a remporté les élections législatives dans son pays. C’est une victoire sans précédent : un peuple relève la tête et a voté en conscience pour une politique sociale en rupture avec l’Europe Libérale.

soutien syriza

Syriza, l’équivalent du Front de Gauche en France ou de Podemos en Espagne, allié des Verts, a frôlé la majorité absolue et décimé  les partis traditionnels. L’équivalent de notre PS, responsable des politiques d’austérité en Grèce, se voit crédité de 4,5% ! Le parti fasciste Aube Dorée recule également.

Les mesures immédiates du gouvernement Syriza

Le peuple grec est dans une situation catastrophique. Des années de politiques d’austérité ont fait exploser la pauvreté et détruit tous les services publics. Le pays est ravagé. L’enjeu immédiat du gouvernement est de répondre à la souffrance des grecs en reconstruisant l’état social.

-          Augmentation du salaire minimum

-          Augmentation des pensions de retraites et 13ème mois pour les plus petites

-          Gratuité des transports, des soins médicaux et de l’électricité pour les personnes les plus pauvres

-          Création d’une banque de développement publique pour aider les PME

-          Remise en place des lois de protection des travailleurs et abrogation des lois autorisant les licenciements massifs

-          Mise en place de nouvelles institutions sur la base de la participation citoyenne, de législations d’initiative populaire, de référendums.

-          Age de la retraite ramené de 67 à 62 ans.

 Une tâche immense et difficile attend nos camarades grecs : nous les soutenons !

Les financiers de toute l’Europe ont déjà commencé à porter les coups contre ce nouveau gouvernement. La Troika (Commission Européenne, FMI, Banque Centrale Européenne), avec l’appui de Angela Merkel,  fait pression sur la Grèce pour que les mesures d’austérité se poursuivent.

La dette est un prétexte utilisé, comme partout en Europe et en particulier en France pour faire reculer l’état social et casser le droit du travail afin de permettre aux plus riches de s’enrichir encore plus !

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Mais le peuple Grec a repris le pouvoir : il ne veut plus rembourser la part illégitime de la dette contractée par des gouvernements véreux. Il ne veut plus des « réformes structurelles » – c’est à dire la casse des services publics et des acquis sociaux – imposée par la Troïka!

 Alors qu’il y a peu, les socialistes français refusaient de recevoir Alexis Tsipras, que Pierre Moscovici faisait campagne contre Syriza, certains se découvrent subitement un intérêt pour sa victoire. Chiche ! Que le gouvernement et Hollande appuient alors sa démarche courageuse et renégocie du même coup notre propre dette. Chiche aussi d’aller dans le sens du programme de Syriza en retirant la loi Macron qui casse le droit du travail et impose cette austérité inefficace et injuste que le peuple grec a rejetée !

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